Françoise Bertieaux veut renforcer les apprentissages de base
Il faut «renforcer les apprentissages de base et assurer les fondements de l'enseignement pour tous !»
C'est ce qu'a préconisé mercredi matin à l'occasion de la rentrée scolaire Françoise Bertieaux, chef de groupe du Mouvement Réformateur au Parlement de la Communauté française.

«Revenons à l'essentiel, revenons aux fondements de l'enseignement. On avait des axes dans le Contrat pour l'école, mais on a bousillé ça avec une kyrielle de décrets inscription, une pagaille incroyable. On ne va pas de nouveau perdre cinq ans pour faire un peu de tout et nous dire en fin de législature que l'essentiel, ce sont les apprentissages de base, lire, écrire et compter. C'est maintenant que l'on doit s'attaquer à ça,» déclaré Françoise Bertieaux dans son interview de rentrée à La Libre Belgique. La députée MR était également l'invitée ce mercredi de Matin Première, sur la RTBf.
Elle a annoncé qu'elle déposait d'ailleurs ce mercredi, au Parlement de la Communauté française, une proposition de résolution sur le renforcement des apprentissages de base.
«Le MR demande au gouvernement de la Communauté française de procéder à l'évaluation de dix ans d'application du décret définissant les missions prioritaires de l'enseignement, en s'appuyant notamment sur les compétences des enseignants qui ont vécu cette évolution,» a encore déclaré Françoise Bertieaux.
«On n'a jamais évalué le décret. Les profs ont dû se débrouiller avec ça, on a fait des programmes dont on n'a plus jamais débattu. A-t-on fait bonne route, fausse route, a-t-on pris des chemins de traverse ? Est-ce cela qui explique la dégradation des résultats des élèves les plus faibles ?,» a-t-elle expliqué.
Françoise Bertieaux a aussi souhaité que l'on mesure la connaissance de la langue de l'enseignement par les élèves et que l'on réfléchisse aux méthodes envisagées pour mieux apprendre à apprendre le français.
Le MR demande également une étude sur les données démographiques et l'évolution des besoins au niveau des filières sans lesquelles Françoise Bertieaux juge impossible de trouver une solution durable pour les inscriptions.
«Gouverner, c'est prévoir. Il faut anticiper pour que le droit fondamental de chaque enfant d'avoir une école puisse être rencontré en 2009, en 2010... Cela fait partie aussi des fondements. Ce que l'on vit aujourd'hui, à savoir des enfants sans école, c'est la négation des fondements. On ne peut pas se permettre de dire dans cinq ans : oh, tiens, il n'y a plus de place en maternelle à Bruxelles !,» a encore déclaré la chef de groupe MR.
Françoise Bertieaux exige aussi un moratoire sur toute nouvelle réforme pédagogique tant que les évaluations demandées n'auront pas été réalisées.
«Il faut asseoir les prochains systèmes, sur des choses quantifiées et mesurées, et pas sur de l'idéologie ou de l'empirique, comme on l'a fait avec le décret inscription,» a-t-elle poursuivi.
La Députée MR s'est aussi demandé ce que le cdH comptait faire du portefeuille de Ministre de l'Enseignement qu'il réclamait depuis vingt ans.
«J'attendais un projet de législature, une vision. Mais je n'en vois pas. Quel sens le CDH veut-il donner à son mandat ? Je cherche des priorités, une hiérarchisation des projets, mais je ne trouve rien. Régler la question des inscriptions ou avoir un logiciel pour la grippe A/H1N1, c'est nécessaire, mais ce n'est pas un projet de législature,» a expliqué Françoise Bertieaux.
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