Daerden ou pas, c'est tout un système que le MR dénonce devant le Parlement wallon

«Daerden ou pas, je m'en fiche. C'est tout un système que je dénonce..., » a déclaré mardi au nom du MR la Députée wallonne Véronique Cornet dans le cadre de l'attribution de marchés à des entreprises liées à la famille Daerden.
«Les Daerden se sont enfermés dans leur propre système, le Gouvernement wallon doit passer à l'acte, en se souciant tant de l'avenir que du passé,» a-t-elle ajouté.
«Un arrêt de la Cour de cassation du mois de septembre a jugé illégaux quinze marchés attribués à DC&Co ou BC&G, successeur du premier, au terme d'une procédure entamée par l'Institut des réviseurs d'entreprises (IRE),» a rappelé Véronique Cornet.
«Ils se sont enfermés dans leur propre système. Plutôt que de se conformer à l'arrêt de la Cour de cassation, ils ont joué la montre et ont fait de l'ingénierie en revendant ou en refilant ces marchés à ses sociétés-écran. Or, on est dans un Etat de droit: la loi s'applique à tous, point barre,» a-t-elle poursuivi.
Véronique Cornet rappelle également que depuis 2007, elle interpelle le Gouvernement wallon sur la question:
«Systématiquement, on a minimisé ou tu certaines choses. On a fait de grandes déclarations sur l'avenir mais on n'a rien fait pour le passé. Ce gouvernement doit maintenant passer à la concrétisation de ses discours, gérer l'avenir, sans faire table rase du passé,» a-t-elle ajouté.
Véronique Cornet invite aussi le PS à se poser la question de la crédibilité de Michel Daerden en tant que mandataire public.
«Le PS, et Elio Di Rupo en particulier, doit se poser la question de savoir s'il est crédible en tant que mandataire public,» a-t-elle dit.
«Daerden ou pas, je m'en fiche. C'est tout un système que je dénonce,» a conclu Véronique Cornet en se défendant de faire de ce dossier une affaire de personnes.
Rappelons que la Cour de Cassation avait rejeté le pourvoi introduit par le bureau de réviseurs d'entreprises BCG&Associés, détenu par Frédéric Daerden (via des sociétés écran).
En 2007, Véronique Cornet avait recensé plus de 200 contrats attribués de manière litigieuse au cabinet de réviseurs d'entreprises BCG&Co (ex-DC&Co). Une quinzaine de contrats ont fait l'objet d'une enquête sur le manque d'indépendance constaté par l'Institut des réviseurs d'entreprises (IRE). En septembre 2009, la Cour de cassation mettait fin aux procédures d'appel lancées par BCG&Co. En janvier, la société s'est scindée en trois pour répondre au manque d'indépendance. Cependant, cette scission ne résout pas le problème du marché public.