Il a fallu des décennies au pouvoir pour que le PS découvre que la loi de financement de notre enseignement supérieur est obsolète!

«Il a fallu des décennies au pouvoir pour que le PS découvre aujourd'hui que la loi de financement de notre enseignement supérieur est obsolète!,» a constaté la Députée MR Sybille de Coster-Bauchau dans le cadre de la discussion budgétaire au Parlement de la Communauté française, où elle a tenu à souligner l'illogisme des mesures adoptées par le Gouvernement PS-cdH-Ecolo en matière d'enseignement supérieur.
«Alors que les problèmes ne sont pas neufs et que le PS est au pouvoir depuis des décennies, le Ministre socialiste de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt fait celui qui découvre la matière, éprouvant le besoin d'organiser une table ronde pour définir les priorités du secteur. Aucun souffle n'anime ce budget et le Ministre n'a dégagé ici aucune priorité ! Pourtant, l'un des grands défis de cette législature sera le financement de nos universités et hautes écoles. Quelles mesures le Gouvernement suggère-t-il ?,», a demandé Sybille de Coster-Bauchau.
Le MR appelle, depuis des années et de tous ses vœux, une réflexion sur le financement, qui associerait juristes, économistes et tous les acteurs du terrain pour élaborer les règles les mieux adaptées. Une réflexion balayée d'un revers de la main par l'ancienne majorité, dont faisait partie le Ministre Marcourt qui, aujourd'hui, avoue: « J'observe que le traditionnel financement public par étudiant et par année d'étude est dépassé.» Et le Ministre de demander au secteur d'élaborer de nouvelles règles en quelques semaines. Tout cela semble un peu surréaliste et relève de l'amateurisme.
Autre mesure prise par le Gouvernement de la Communauté française qui interpelle le MR : l'étalement du refinancement de nos universités jusqu'en 2025.
Pourquoi aider, comme dans ce budget 2010, des jeunes à accéder à l'enseignement supérieur, si c'est pour diminuer le refinancement attendu, au risque de toucher à l'encadrement mis à leur disposition ? De plus, les moyens des universités n'augmentant pas, tout accroissement du nombre d'étudiant se traduit par une détérioration de son encadrement ; le taux d'échec augmentera et les étudiants socialement favorisés s'en sortiront toujours mieux.
Le MR veut donc aller à l'encontre du discours commun en Communauté française, en passant de l'idéologie de l'égalitarisme à une vision de l'équité.
« En d'autres termes, au lieu de donner la même chose à tout le monde, il serait préférable de donner à chacun en fonction de ses besoins. Tout élève ne requiert pas le même encadrement, et toute école, selon le tissu social dans lequel elle est inscrite par exemple, n'exige pas les mêmes ressources ! Passer de l'égalité à l'équité, c'est accepter l'évaluation, promouvoir la qualité dans les faits et pas seulement dans les mots. Ces urgences, et d'autres encore, s'imposent à l'enseignement supérieur francophone, y compris aux universités !,» souligne encore Sybille de Coster-Bauchau.
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