Plus de 3h de bus pour aller à l'école : Aucune solution pour les élèves du spécialisé avant la fin de l'année scolaire !
Après les appels au secours des parents et des directeurs d'école de l'enseignement spécialisé, on aurait pu s'attendre à une prise de conscience du Gouvernement pour régler les cas les plus urgents avant la fin de l'année scolaire. Il n'en est rien.

Interrogés ces lundi et mardi par la Députée Florence Reuter, ni le Ministre wallon du budget ni le Ministre wallon de la mobilité ne semblent vouloir prendre le problème à bras-le-corps.
Le Ministre Antoine reconnaît l'embellie budgétaire, la Région bénéficiera de 77 millions supplémentaires de recettes fiscales, mais il ne fait pas du transport scolaire une priorité politique.
Le Ministre Henry se veut lui pragmatique !
« Mais il ne répond pas à l'urgence ! Il n'est pas normal de laisser des enfants terminer l'année scolaire en passant plus de 3h dans le bus pour se rendre à l'école. Ce sont des enfants déjà fragilisés. Et si cela représente une minorité d'enfants, comme le souligne le ministre, raison de plus pour agir immédiatement, cela ne doit pas représenter un budget considérable », s'indigne la Députée.
Le contexte budgétaire ne peut pas tout excuser. Un groupe de travail a été mis en place pour tenter de trouver des solutions, mais les conclusions risquent de se faire attendre tant le problème est complexe.
Le décret sur le transport scolaire date de 2004 mais depuis, aucun arrêté d'exécution n'a jamais été pris pour en fixer les modalités et préciser les normes comme, par exemple, la norme de 2h de trajet maximum préconisée par l'Awiph.
« Le ministre Henry reconnaît l'absence d'arrêté d'exécution et le découvre, dit-il, puisque c'est André Antoine qui était compétent sous l'ancienne législature. C'est toujours la bonne entente au sein du Gouvernement ! » observe Florence Reuter.
Le Gouvernement étudie, analyse et attend des chiffres, mais aucune solution n'interviendra à court ou à moyen terme. « On ne peut pas contenter tout le monde ! » conclut le Ministre.
« C'est un peu léger pour un problème aussi important », regrette Florence Reuter. « On parle d'enfants, d'êtres humains dans une situation inacceptable ! »