Le choix du 13 juin devra se faire entre un MR porteur de solutions et l'immobilisme ou le conservatisme d'autres formations

Le choix que pourront faire les citoyens en se rendant aux urnes le dimanche 13 juin pour les élections législatives anticipées sera entre un «Mouvement Réformateur porteur de solutions pour l'avenir et l'immobilisme ou le conservatisme que d'autres formations font peser sur nos régions,» a déclaré ce dimanche Didier Reynders, Président du MR à l'occasion du Congrès de fin de campagne des Réformateurs, à Louvain-la-Neuve.
«Nous voulons tourner le dos à cet immobilisme, à ce conservatisme,» a-t-il ajouté.
Le Président des Réformateurs s'est dit «confiant» de l'accueil que les électeurs réserveront aux propositions du MR, celles-ci ayant été «bien accueillies» durant la campagne.
Devant une Aula Magna comble, Didier Reynders a décliné les garanties de respect que le MR s'engage à appliquer au lendemain du scrutin:
Dans le domaine du travail et de l'accès à celui-ci, le Président du MR a insisté sur plusieurs aspects:
«Respecter le travail, c'est assurer la meilleure formation possible, offrir un salaire qui en vaut la peine par rapport aux allocations sociales; c'est aussi, pour les indépendants, renforcer les droits sociaux de ceux qui prennent des risques, c'est baisser les charges pour les entreprises qui engagent... Sans valoriser le travail, on ne règlera rien dans notre pays,» a déclaré en substance Didier Reynders.

Et d'ajouter que «lorsque les Réformateurs prennent en charge les affaires sociales, ce ne sont pas des promesses en l'air,» en rappelant tout le travail effectué pour relever le statut social de ceux qui créent leur propre entreprise, leur propre affaire, par Sabine Laruelle, Ministre des Indépendants, des PME, de l'Agriculture et de la Politique scientifique.
«Méfions-nous des promesses en l'air... Il y a des gens qui annoncent qu'ils vont revaloriser les pensions comme ils ont dit qu'ils allaient refaire les routes. Nous allons revaloriser le travail comme on a amélioré le statut des indépendants,» a encore dit Didier Reynders, rappelant les demandes du MR en faveur de baisses de charges, d'accompagnement plus rapide des demandeurs d'emploi et de formation. Et tout en maintenant l'âge de la pension à 65 ans, de permettre aussi à celles et ceux qui le souhaitent d'aller au-delà de cette barrière.
Sabine Laruelle, qui a également pris la parole à Louvain-la-Neuve, a affirmé de son côté que «le MR est l'unique parti à vouloir vraiment récompenser le travail, à lui donner ses lettres de noblesse.»

Olivier Chastel, tête de liste à la Chambre pour le Hainaut et Secrétaire d'Etat sortant aux Affaires européennes, a souligné la nécessité de ne plus attendre un an pour prendre en charge un chômeur et de «supprimer les cotisations sociales pour les petites entreprises pour les trois premiers engagements..., pendant quelques années.»
Afin de donner les meilleures chances à notre jeunesse de développer un projet au sortir de la crise, Didier Reynders a aussi insisté sur l'importance de pouvoir libérer des moyens pour donner des bagages supplémentaires à nos jeunes, singulièrement à ceux issus d'une classe moyenne qui travaille dur et qui pourtant n'a pas la capacité de s'offrir de telles formations.
Rappelant que la sécurité des citoyens est «la première des libertés,» le Président du MR a évoqué les tragédies qui ont tout récemment endeuillé l'actualité, rappelant la nécessité de prendre absolument les mesures qui s'imposent pour que ceux qui commettent des crimes soient assurés qu'ils ne resteront plus impunis.
«Si on impose des sanctions, il faut qu'elles soient exécutées,» a-t-il martelé, plaidant une nouvelle fois pour la mise en place de «tribunaux de flagrants délits» et l'instauration de «peines incompressibles» pour certains crimes bien définis. Evoquant également le thème de l'immigration, Didier Reynders a rappelé le souci du MR d'accueillir «ceux qui souffrent à la condition qu'ils partagent les valeurs universelles qui fondent le projet européen.»

Toutefois, pour Philippe Collard, tête de liste au Luxembourg, il faut comprendre que notre pays ne peut accueillir tout le monde :
«La Belgique ne peut pas devenir le CPAS du monde entier,» a-t-il déclaré.
Le Président du MR a également appelé les autres formations politiques francophones à trouver un «consensus permettant d'éviter que ne soit importé l'intégrisme ou que ne renaissent chez nous les extrémismes.»
C'est en abordant les problèmes communautaires et la future réforme de l'Etat que Didier Reynders a parlé de l'engagement du MR à défendre la «dignité des Francophones.»
«Le MR est prêt à discuter d'une autonomie accrue et d'une responsabilisation des Régions mais aussi d'un renforcement de la structure fédérale,» a dit le Président réformateur, réitérant ensuite son plaidoyer en faveur d'une «circonscription fédérale qui permettra aux candidats de défendre les mêmes idées partout dans le pays.» Et d'appeler ensuite «le peuple francophone à se forger un projet, un destin, si la condition à la négociation institutionnelle est effectivement d'aller vers un renforcement des Régions.»

Dans ce même contexte communautaire, Willy Borsus, Vice-Président du MR, a indiqué qu'il fallait «attendre de voir quels sont les responsables politiques, au nord du pays, capables de dire qu'il faut vivre autour d'un projet commun.»
«Quarante trois années après, avec la résurgence des tensions communautaires, on a le sentiment de voir repasser les plats,» a encore dit Willy Borsus en évoquant le «Walen buiten,» l'expulsion des Francophones de l'historique Alma Mater et la construction de Louvain-la-Neuve.

Pour Louis Michel, Député européen qui «pousse» la liste MR au Sénat, «il faut voir ce que nous voulons encore faire ensemble... pour une Belgique nouvelle, harmonieuse, forte de ses différences.»
L'ancien Commissaire européen s'est aussi dit confiant dans l'avenir:
«Quand le MR est plus fort, il peut toujours faire la différence... les temps sont difficiles, c'est le temps, le moment des Libéraux réformateurs,» a-t-il expliqué.

Pour Charles Michel, tête de liste en Brabant wallon, il y a trois raisons de voter MR le 13: «Pour la liberté, pour la prospérité, pour la sécurité et la justice.»

Enfin, Armand De Decker, Président sortant du Sénat et tête de liste MR pour la haute assemblée, a indiqué que celle-ci était «indispensable pour le pays» et qu'elle était, d'une part, «l'assemblée idéale pour les élus d'une future circonscription nationale,» et, d'autre part, un «rempart contre l'immédiateté sans réflexion.»
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