Le MR maintient la pression pour l'interdiction des signes religieux et philosophiques

Le Mouvement Réformateur a derechef insisté mardi pour qu'un véritable débat s'engage dans les diverses assemblées sur l'interdiction du port des signes convictionnels, c'est-à-dire religieux, philosophiques ou politiques, dans la fonction publique.
Etant donné que le débat autour du port de signes convictionnels par des élus dans le cadre de leur fonction va avoir lieu à la Chambre comme aux Parlements wallon et bruxellois, il est bon de rappeler que des Députés MR ont également déposé une proposition de modification du règlement au Parlement de la Communauté française visant à interdire le port de signes convictionnels par les membres qui exercent une fonction de représentation.
En effet, le Député fédéral MR Denis Ducarme avait déposé une proposition de loi à la Chambre qui empêche d'afficher ostensiblement des signes religieux durant les travaux parlementaires, ainsi que durant les missions de représentation de la Chambre sur le plan national et international.
Aux Parlements wallon et bruxellois, des Députés MR avaient fait de même en déposant une proposition de résolution visant à interdire le port de signes convictionnels au sein des services des Gouvernements régionaux et des organismes d'intérêt public relevant des Régions.
Cette proposition a cependant été bloquée par la majorité PS-cdH-Ecolo dans l'arriéré de la Commission des Affaires générales. Il serait pourtant opportun - et cohérent ! - que le débat puisse s'ouvrir en même temps à tous les niveaux de pouvoir. Dès lors, le Groupe MR a demandé le 2 février dernier que l'on débloque l'arriéré afin que la réflexion puisse également avoir lieu au sein du Parlement de la Communauté française... Mais à ce jour, silence radio!
Au Parlement wallon, le chef de groupe Willy Borsus a demandé à la Commission des Affaires intérieures de cette Assemblée de voter sur sa proposition de décret relative aux agents communaux. La majorité Olivier a, comme la veille en Commission des Affaires générales, rejeté le texte, en précisant qu'elle n'était pas guidée par le contenu des textes mais par des motifs de forme et de délai.
Le MR ne veut plus attendre. Il est prêt à reporter le vote de sa proposition à 15 jours mais pas plus et a rappelé qu'il a déposé ses textes en octobre 2009, qu'il y a eu depuis lors des travaux de la Commission conjointe aux parlements francophones et les Assises de l'interculturalité. Maintenant il importe de se prononcer, demande le MR, et c'est au Parlement de le faire.
«Nous observons qu'il n'y a pas de consensus, qu'il y a des divisions fortes dans la majorité. Aujourd'hui, il n'y a pas de texte qui nous est soumis. Cette majorité fait une grave erreur: il y a une attente forte de la société d'entendre l'autorité publique s'exprimer,» a conclu Willy Borsus.
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